Une géométrie 3D ne se juge pas uniquement au prix d'achat
On trouve aujourd'hui des bancs 3D à des niveaux de prix très différents, y compris des machines génériques ou « no name » proposées en import. Le problème n'est pas qu'une machine soit moins chère : le vrai sujet est ce qu'il reste disponible après l'achat.
Un poste de géométrie doit rester exploitable pendant des années. Il faut donc regarder la stabilité de la mesure, la procédure de calibration, la disponibilité des pièces, la qualité de la base véhicules, les mises à jour logicielles, l'assistance technique et la capacité du fournisseur à intervenir en cas de problème.
Comment travaille une géométrie 3D ?
Le principe repose généralement sur des caméras qui observent des cibles fixées aux roues. Le logiciel calcule ensuite les angles du véhicule : parallélisme, carrossage, chasse, angle de poussée et autres valeurs selon le système. La qualité des caméras et des algorithmes est importante, mais l'ergonomie du logiciel l'est tout autant pour l'utilisateur.
Compensation du voile / runout
Avant la mesure, le système doit compenser les défauts liés au montage des griffes et au faux-rond. Selon la machine, cette compensation peut être effectuée en faisant rouler le véhicule, en levant les roues ou via une procédure optimisée. C'est un point à regarder car il joue directement sur la rapidité de mise en œuvre du poste.
Griffes, cibles et protection des jantes
Le type de griffes, leur plage de serrage et leur ergonomie influencent fortement le travail quotidien. Certaines solutions se fixent sur la jante ; d'autres privilégient une prise sur le pneu afin d'éviter le contact avec la jante. Là encore, il faut regarder l'ensemble du système, pas uniquement la colonne ou l'écran.
Le logiciel et la base véhicules font partie de la machine
Une bonne interface accélère les opérations et réduit le risque d'erreur. La base de données doit rester à jour avec les nouveaux véhicules, et l'accès aux valeurs constructeur doit être simple. Sur une machine sans suivi logiciel clair, une économie à l'achat peut devenir une contrainte quelques années plus tard.
- base véhicules et fréquence des mises à jour ;
- procédures guidées et lisibilité des valeurs ;
- historique / impression des résultats selon les besoins ;
- gestion de véhicules particuliers ou valeurs personnalisées ;
- compatibilité avec l'organisation future de l'atelier et éventuellement les procédures ADAS selon l'équipement.
Calibration, installation et formation : trois points à ne pas négliger
Un banc 3D doit être installé dans un environnement cohérent : pont ou fosse adapté, surfaces de référence, plateaux pivotants, espace caméra et recul suffisant. La mise en service doit permettre de vérifier le système et de former l'équipe à la procédure de mesure, à la compensation et aux contrôles courants.
Pourquoi nous sommes prudents avec les solutions « no name »
Une machine générique peut fonctionner correctement le jour de la livraison. La vraie question est : qui fournit la pièce, la mise à jour ou l'assistance dans trois ou cinq ans ? Pour un équipement qui devient un poste de production de l'atelier, Hydro'Lift privilégie les solutions pour lesquelles l'écosystème technique est identifiable et suivi.
